randonnées

Rando le long du GR®34

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« … maritime à souhait »

 

Le sentier des douaniers breton – essentiellement côtier – affiche une longueur d’environ 2000 km. Il part de Vitré – à l’est de Rennes – pour se terminer à Saint Nazaire.

Après l’avoir parcouru, sur de petits tronçons, à l’est de Paimpol, j’ai chaussé – récemment – mes bottines fatiguées pour fouler le tracé (entretenu par des bénévoles (merci à eux) de la « FFrandonnée » (Fédération française de randonnée) dans sa partie plus venteuse du pays bigouden; de la presqu’île de Gâvres et de l’estuaire de La Vilaine.

Ce chemin, jadis emprunté par les gabelous (douaniers) pour contrecarrer la contrebande de marchandises le long des côtes bretonnes, est chargé d’histoire. A ce sujet, le site « Mon GR » nous soulève un coin de ce voile historique : Lire la suite »

Randonner avec des bâtons (2° partie)

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A défaut de bâtons sophistiqués de randonnée, un simple bois peut suffire ...
 
Dans un précédent article, j’ai abordé l’utilité (ou non selon certains marcheurs) de randonner avec une paire de bâtons. Aujourd’hui, je vous propose de passer en revue les différents matériaux utilisés. Dans la mesure où vous seriez convaincus, il ne restera plus qu’à envisager l’usage personnel de ces aides à la marche. Pour quelle fréquence? Pour quel type de terrain? Pour quel style de randonnée?
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Le bâton Le mono brin étant plus spécifiquement réservé à la marche nordique, je préconise un bâton multi brins (2 ou 3 sections). Le dernier étant plus aisé à ranger sur un sac à dos car sa longueur repliée avoisine les 60 cm.
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Les alliages L’aluminium restera le constituant le moins onéreux. Mais il possède un défaut de taille à partir du moment où vous envisagez de longues randonnées: les vibrations ne sont aucunement absorbées. Tout passe par vos mains et bras.
La combinaison aluminium/ carbone s’avère plus performante et légère. Les vibrations sont absorbées. Pour des bâtons 100% carbone, c’est le top.
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Les poignées Le plastique n’absorbe pas la transpiration et apporte, de ce fait, un effet de « glissé » parfois désagréable. Le caoutchouc et la mousse sont confortables. Cette dernière a la particularité d’être légère. En plus des qualités déjà citées, les poignées en liège, absorbe, elles, mieux la transpiration.
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Les dragonnes C’est un élément à ne pas négliger car il s’avère utile dans certains passages délicats. Une dragonne réglable apportera toujours plus de confort à l’utilisateur. Il est à noter que les dragonnes ne s’utilisent pas dans les pierriers car les pointes accrochées sous un obstacle peuvent étirer votre poignet.
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Les pointes On réservera des pointes en acier, traditionnelles et résistantes,  pour de simples ballades. Les structures carbone/ tungstène montrent une longévité accrue, une utilisation sur n’importe quel terrain et une résistance à toute épreuve. Mes pointes préférées.
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Les rondelles Petites en été sur sol mou et grandes en hiver dans la neige. Personnellement, je randonne sans les mettre.
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Les réglages Pour un confort maximum sur terrain plat (ou légèrement incliné), on règlera ses bâtons en posant la pointe au sol et en veillant à ce que le coude forme un angle de 90°. En montée, raccourcir. En descente, allonger. Il est préférable de ne pas allonger les bâtons au maximum mais de les serrer 5 cm avant la marque « stop ». Question de sécurité.
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Reste à mettre un pied devant l’autre et, pour les « aventuriers » pratiquer, en même temps, la marche afghane (ou consciente) décrite dans un article précédent.
 
Bamos … et bonne rando.

R-anses

 
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Randonner avec des bâtons (1° partie)

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Marcher avec des bâtons ne plaît pas nécessairement à tout le monde. C’est un choix personnel de « s’encombrer » (comme disent certains) de ces éléments métalliques lors de randonnées en plaine ou en moyenne montagne. Qu’ils soient conçus d’une pièce ou de trois brins articulés, les bâtons de randonnée ont, à mon sens, beaucoup d’avantages et peu d’inconvénients. Dans cette première partie de l’article, je vous propose d’approcher les raisons pour lesquelles je ne me sépare que très rarement de mes bâtons en randonnée.
 
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En randonnée, les bâtons (toujours 2 pour une meilleure symétrie des mouvements) ont comme avantages de:

– Mieux répartir le poids sur les articulations (Surtout celles des genoux. Certains parlent de plusieurs tonnes en 8 heures de randonnée)
– Soulager le mouvement des jambes lorsqu’ils sont bien utilisés en montée
– Réduire les chocs au niveau des articulations lors des descentes
– Soulager le dos (surtout lorsqu’on porte un sac à dos)
– Aider le randonneur de façon appréciable lors de franchissement de gués ou dans les endroits glissants
– Etre une assistance à l’équilibre du corps
– Permettre de mieux mobiliser la ceinture scapulaire (clavicule, omoplate), les épaules et les bras grâce aux mouvements réguliers.
– Permettre, au niveau de ces mêmes  articulations, un meilleur passage du flux sanguin lors du portage du sac à dos. En effet, les bretelles, serrées au corps, ont tendance à comprimer les vaisseaux sanguins.
– Eviter le phénomène des doigts gourds après quelques kilomètres. Les mains, sollicités en cadence sur les poignées des bâtons de marche, mobilisent, en permanence, les articulations des poignets et des mains.
– Servir, aux « aventuriers »,  de support de toile pour un abris de fortune sous lequel on peut s’allonger. Non négligeable.
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Du côté des inconvénients

– Le coût élevé à l’achat de deux bâtons de qualité
– L’encombrement dans des passages délicats où les mains doivent être mise au rocher
– La marche sur terrain en dur (route goudronnée, chemins pavés, …)
– L’utilisation des bâtons est déconseillée, en montagne, lors de passages aériens. De même, dans des pierriers car les pointes peuvent se caler sous une pierre au risque d’étirer votre poignet si vous avez enfilé les dragonnes.
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Le mois prochain, dans la deuxième partie de l’article, je verrai les différents matériaux utilisés pour la fabrication de ces aides à la marche. Restera, alors, à faire votre choix

R-anses

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Compostelle

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Les mythiques chemins qui mènent à Santiago-de-Compostela

Ne vous attendez pas à lire une éloge des chemins qui mènent à Saint-Jacques-de-Compostelle. Récemment, j’ai découvert des pratiques d’un tourisme catholico-religieux en France et en Espagne que je ne soupçonnaient pas.
Rallier, à pied, sac au dos, Arles, Vezelay, Paris ou Bonboillon à Santiago de Compostella (Espagne) en passant par Burgos, et ce parfois sur plus de 2000 km, attire, annuellement, des milliers de marcheurs au prix d’efforts physique importants. La logistique hôtelière (et autres) mise en place autour de ces périples relève plus du mercantilisme que de la foi religieuse.
Plusieurs rencontres m’ont permis de prendre du recul par rapport à ces mythiques randonnées parsemées d’hypothétiques recherches de félicité catho.
Je m’explique. Au début du mois de septembre, j’ai croisé à plusieurs reprises, à Arles, des pèlerins en partance pour Santiago de Compostella via Toulouse. C’était leur projet, leur voyage initiatique. En un mot leur recherche personnelle d’une quête qui donne sens à la vie. Ils étaient tous confiant, bien préparés et intarissables sur le sujet. Lors de longues soirées de discussions, autour d’un verre, en leur compagnie, leur démarche spirituelle m’avait séduite et convaincu de rejoindre, ce que j’appelle aujourd’hui  » le troupeau d’aveugles mystiques ». A ce moment là, moi aussi, je souhaitais randonner sur les chemins de Compostelle.
Plus récemment, au début du mois d’octobre, j’ai assisté, en Belgique, à une conférence audio-visuelle (*) dont le sujet, en images et en sons, décrivait la vie quotidienne des randonneurs sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle et plus précisément sur le parcours débutant à Vezelay. Soi disant, commercialement, le mieux organisé. Fort intéressante, la génèse du parcours et l’origine de la notion « d’Années Saintes Compostellane » (le 25 juillet chaque fois que la fête de St Jacques  tombe un dimanche), aurait pu, tout engagement religieux mis à part, achever de me convaincre à réaliser une telle échappée.
Lorsque les conférenciers abordèrent l’organisation commerciale de cet itinéraire (parmi d’autres), mes projets prirent leurs jambes à leur cou. Ils me tendirent la main comme pour me dire:  » Ne te lance pas dans cette foireuse aventure dirigée par l’argent, le sexe (**) et l’illusion d’une soi-disant performance du 21ième siècle « . Au secours. Fuyez, bonne gens. Il n’y a plus rien à voir sur les chemins (avide de fric) de Saint-Jacques-de-Compostelle. Gîte tous les 5 kms, restos, gargotes sandwicheries, banques (bien sûr là où il y a du monde, il y a des rapaces …), fontaine d’eau côtoyant celle de vin (gratuit) et j’en passe. Tout est hyper organisé pour le pèlerin néophyte en recherche de spiritualité. Le summun, un passeport, le  » credencial « , en bonne et due forme, que l’on fait tamponner quotidiennement aux étapes choisies. Preuve intangible que chaque tronçon  » attrape nigaud  » a bien été parcouru. Point de vue sexe, l’excellent livre d’Etienne Liebig en dit long sur la  » chooooose  » (même un des conférenciers, ce jour là, reconnaissait que Compostelle était un chemin de drague). Il ne reste plus qu’à découvrir de jeunes séminaristes ou prêtres confirmés parcourant ces chemins à la recherche d’innocentes chaires fraîches à palper. (Eh oui, en Belgique cela existe. Il paraitrait même (mais la présomption d’innocence est toujours actuellement de mise) qu’ils sont couverts par leur hiérarchie).
Quelle tristesse d’amalgamer la randonnée et la recherche spirituelle à ces affaires bassement commerciales. Chacun cherche son bonheur comme il veut me direz-vous. Sachez que la France regorge de GR (chemins de Grande Randonnée) entretenus par des bénévoles, traversant de superbes régions et qui ne demandent qu’à être parcourus en lieu et place de ce trompeur GR 65 (Chemins de Compostelle). Chaussez vos bottines et humez l’air, gratuit celui là, sur d’autres chemins par mont et par vaux. Vous vous ferez autant plaisir.

R-anses

(*)  » Compostelle: chemins de rencontres  » – reportage audio-visuel de Michèle et Jean Meuris

(**)  » Comment draguer la catholique sur les chemins de Compostelle  » d’Etienne Liebig aux éditions  » La Musardine  » (avril 2006) – ISBN: 2842712609