bâtons de marche

Randonner avec des bâtons (2° partie)

Publié le Mis à jour le

 
A défaut de bâtons sophistiqués de randonnée, un simple bois peut suffire ...
 
Dans un précédent article, j’ai abordé l’utilité (ou non selon certains marcheurs) de randonner avec une paire de bâtons. Aujourd’hui, je vous propose de passer en revue les différents matériaux utilisés. Dans la mesure où vous seriez convaincus, il ne restera plus qu’à envisager l’usage personnel de ces aides à la marche. Pour quelle fréquence? Pour quel type de terrain? Pour quel style de randonnée?
—–
Le bâton Le mono brin étant plus spécifiquement réservé à la marche nordique, je préconise un bâton multi brins (2 ou 3 sections). Le dernier étant plus aisé à ranger sur un sac à dos car sa longueur repliée avoisine les 60 cm.
—–
Les alliages L’aluminium restera le constituant le moins onéreux. Mais il possède un défaut de taille à partir du moment où vous envisagez de longues randonnées: les vibrations ne sont aucunement absorbées. Tout passe par vos mains et bras.
La combinaison aluminium/ carbone s’avère plus performante et légère. Les vibrations sont absorbées. Pour des bâtons 100% carbone, c’est le top.
—–
Les poignées Le plastique n’absorbe pas la transpiration et apporte, de ce fait, un effet de « glissé » parfois désagréable. Le caoutchouc et la mousse sont confortables. Cette dernière a la particularité d’être légère. En plus des qualités déjà citées, les poignées en liège, absorbe, elles, mieux la transpiration.
—–
Les dragonnes C’est un élément à ne pas négliger car il s’avère utile dans certains passages délicats. Une dragonne réglable apportera toujours plus de confort à l’utilisateur. Il est à noter que les dragonnes ne s’utilisent pas dans les pierriers car les pointes accrochées sous un obstacle peuvent étirer votre poignet.
—–
Les pointes On réservera des pointes en acier, traditionnelles et résistantes,  pour de simples ballades. Les structures carbone/ tungstène montrent une longévité accrue, une utilisation sur n’importe quel terrain et une résistance à toute épreuve. Mes pointes préférées.
—–
Les rondelles Petites en été sur sol mou et grandes en hiver dans la neige. Personnellement, je randonne sans les mettre.
—–
Les réglages Pour un confort maximum sur terrain plat (ou légèrement incliné), on règlera ses bâtons en posant la pointe au sol et en veillant à ce que le coude forme un angle de 90°. En montée, raccourcir. En descente, allonger. Il est préférable de ne pas allonger les bâtons au maximum mais de les serrer 5 cm avant la marque « stop ». Question de sécurité.
—–
Reste à mettre un pied devant l’autre et, pour les « aventuriers » pratiquer, en même temps, la marche afghane (ou consciente) décrite dans un article précédent.
 
Bamos … et bonne rando.

R-anses

 
Cette oeuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Paternité 2.0 France. Paternité, pas d’utilisation commerciale, pas de modification.

Randonner avec des bâtons (1° partie)

Publié le Mis à jour le

Marcher avec des bâtons ne plaît pas nécessairement à tout le monde. C’est un choix personnel de « s’encombrer » (comme disent certains) de ces éléments métalliques lors de randonnées en plaine ou en moyenne montagne. Qu’ils soient conçus d’une pièce ou de trois brins articulés, les bâtons de randonnée ont, à mon sens, beaucoup d’avantages et peu d’inconvénients. Dans cette première partie de l’article, je vous propose d’approcher les raisons pour lesquelles je ne me sépare que très rarement de mes bâtons en randonnée.
 
—–

En randonnée, les bâtons (toujours 2 pour une meilleure symétrie des mouvements) ont comme avantages de:

– Mieux répartir le poids sur les articulations (Surtout celles des genoux. Certains parlent de plusieurs tonnes en 8 heures de randonnée)
– Soulager le mouvement des jambes lorsqu’ils sont bien utilisés en montée
– Réduire les chocs au niveau des articulations lors des descentes
– Soulager le dos (surtout lorsqu’on porte un sac à dos)
– Aider le randonneur de façon appréciable lors de franchissement de gués ou dans les endroits glissants
– Etre une assistance à l’équilibre du corps
– Permettre de mieux mobiliser la ceinture scapulaire (clavicule, omoplate), les épaules et les bras grâce aux mouvements réguliers.
– Permettre, au niveau de ces mêmes  articulations, un meilleur passage du flux sanguin lors du portage du sac à dos. En effet, les bretelles, serrées au corps, ont tendance à comprimer les vaisseaux sanguins.
– Eviter le phénomène des doigts gourds après quelques kilomètres. Les mains, sollicités en cadence sur les poignées des bâtons de marche, mobilisent, en permanence, les articulations des poignets et des mains.
– Servir, aux « aventuriers »,  de support de toile pour un abris de fortune sous lequel on peut s’allonger. Non négligeable.
—–

Du côté des inconvénients

– Le coût élevé à l’achat de deux bâtons de qualité
– L’encombrement dans des passages délicats où les mains doivent être mise au rocher
– La marche sur terrain en dur (route goudronnée, chemins pavés, …)
– L’utilisation des bâtons est déconseillée, en montagne, lors de passages aériens. De même, dans des pierriers car les pointes peuvent se caler sous une pierre au risque d’étirer votre poignet si vous avez enfilé les dragonnes.
—–
 

Le mois prochain, dans la deuxième partie de l’article, je verrai les différents matériaux utilisés pour la fabrication de ces aides à la marche. Restera, alors, à faire votre choix

R-anses

 Cette oeuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Paternité 2.0 France. Paternité, pas d’utilisation commerciale, pas de modification.