Lecture

Emmanuel Lepage

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Emmanuel Lepage« En ce moment,

du 30 janvier au 02 février 2020,

le Festival de la Bande Dessinée d’Angoulême »

 

 

 

Une émission radio au hasard d’une matinale automnale; un dessinateur, scénariste, coloriste, voyageur breton: Emmanuel Lepage. Il parle de son exposition au «Musée de la BD (le CBBD)» dans la capitale européenne. Bigre, que c’est loin mais le net m’en dit plus sur la qualité des planches exposées. Un brin d’organisation, quelques semaines plus tard, le musée est ouvert le dimanche; je découvre les planches de cet artiste. Fichtre que c’est beau toutes ces couleurs au fil des planches !

J’apprends que le style du bâtiment qui abrite l’exposition est «Art Nouveau» et a été réalisé par Victor Horta en 1906. Superbe, j’apprécie l’architecture de ces anciens magasins du grossiste en textile, Charles Waucquez reconvertit pour le bonheur de tous.

Après la visite de l’ensemble du musée consacré à la bande dessinée européenne, direction la librairie Slumberland créée en 1989. Coup de coeur pour trois des ouvrages d’Emmanuel Lepage; le dessin, le crayonné, la narration, le pastel, j’aime beaucoup ce style. Par contre, je suis moins attiré lorsque la photo – trop réaliste à mon goût – apparaît dans ses création combinées aux dessins.

Un phare (breton), une jungle, un religieux, la junte, des îles du bout du monde; les ingrédients narratifs s’entrechoquent. J’achète, un, deux, allez trois BD; un écart dans le budget; un plaisir octroyé.

BD d’Emmanuel Lepage à commander chez votre libraire indépendant chéri,

R-anses

 

MOINS D’EGO …

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… un chemin vers la liberté

 

Voici un livre vivifiant, tonique, inspirant (que je m’apprête à relire) trouvé au détour d’un présentoir d’une bonne librairie indépendante et inspiré des enseignements de Swâmi Prajnänpad (maître spirituel d’Arnaud Desjardins).

De quoi s’agit-il ? L’égo, tout le monde le connaît surtout quand celui qui s’exprime en face de vous en a une sacré couche. Mais – plus rare – se soucie-t-on de comprendre son fonctionnement et de s’en libérer ?

Les réflexions de Christophe Massin vous mettront sur la voie du questionnement, de l’acceptation et – in fine – de la délivrance attendue;

« l’égo est un rouleau compresseur qui écrase tout sur son passage, il a tout vu, tout compris ».

Bon voyage,

R-anses

We Demain

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«We Demain», cette «revue pour changer d’époque»

signe son 25ième numéro. En couverture, Albert Einstein brandissant une pancarte aux termes très positifs sur fond de tags colorés (couverture de magazine réalisée par Thierry Guetta. (Banksy?)

Au sommaire, de brûlants sujets tels que le climat, des projets inspirants (25), le Brexit (encore lui), une ferme urbaine, des modes de vie autonomes, la scène créative nantaise, les influenceurs, la piscine de l’école 42, comment cacher ses données personnelles, les electrosensibles, et j’en passe …

La lecture est diversifiée; la mise en page agréable ; les sujets de fond fouillés et la conception graphique fait la part belle aux photos (de quoi me ravir).

«We demain» (12 euros pour 216 pages) se trouvent dans tous les points presse des grandes villes ; courrez, car … demain, il n’y en aura peut-être plus dans les présentoirs.

Bonne lecture,

R-anses

Le Paradoxe d’Anderson

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« août 2018 »

 

Voici un livre écrit par le Pascal Manoukian (reporter de guerre, écrivain et ancien directeur général de l’agence CAPA (selon Wikipedia)) sur fond de délocalisation d’usine dans le nord de la France, de vol de matériel afin d’empêcher les ouvriers de travailler, de grèves interminables, de déchéance humaine suite aux salaires mensuels devenus inexistants, d’illusions face aux enfants qui ne savent pas encore que leurs parents ont perdu leurs boulots. Un livre très actuel car – comme trop souvent – se sont les actionnaires de ces usines touchées par la crise qui décident du sort de milliers de gens appauvris sans le moindre sourcillement.

Ambiance superbement décrite par l’auteur qui nous met, un tant soit peu, mal à l’aise.

R-anses

Eldorado

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Ce roman écrit en 2006 par Laurent Gaudé, et encore terriblement actuel, en rejoint un autre paru 33 ans plus tôt « Le camp des saints » de Jean Raspail ».

Nous suivons dans les deux cas des migrants qui fuient leurs destinées saccagées à la recherche d’un avenir plus radieux sur la vieille terre d’Europe.

« Eldorado« , se sont les doutes d’une capitaine de frégate – Salvatore Piracci – qui recueille les embarcations pourries à la dérive depuis la Libye et qui contiennent des migrants de tous horizons; le besoin de vengeance d’une rescapée du « Vittoria » battant pavillon ouzbek et affrété à Beyrouth; la détermination d’un frère – Soleiman -qui parcourt les dangereuses routes d’Afrique du nord à la recherche d’un passage maritime vers une liberté rêvée.

« L’ Eldorado, ces immigrants l’avaient au fond des yeux. Ils l’ont voulu jusqu’à ce que leur embarcation se retourne * »

Là-bas, au sud de la Sicile, le cimetière de Lampedusa est saturé depuis longtemps et les nouveaux candidats à l’exil ne cessent d’espérer une vie meilleure sur nos terres fatiguées.

R-anses

* Laurent Gaudé

Habiter le monde

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Pourquoi ais-je aimé ce roman?

 

Peut être parce que – l’auteure – nous amène d’emblée à Chamonix (Cham pour les initiés) avec en toile de fond des allusions au glacier des Bossons, aux faces mythiques des Jorasses, à la haute montagne; parce que l’intrigue nous plonge dans les galères quotidiennes de l’ héroïne pour joindre les deux bouts d’une « survie » très parisienne; peut être aussi parce qu’ensuite il est question d’une quête de l’essentiel et d’un retour sur les traces d’un père décédé.

Il m’est difficile de trancher mais ce premier roman de Stéphanie Bodet m’a fait rêver durant plusieurs heures au coin d’un généreux feu de bois proche d’une nature recouverte de cristaux.

R-anses

A son image

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Ce roman intéressera – je pense – les lecteurs sensibilisés par la photographie. L’intrigue se passe en Corse. Jérôme Ferrari – l’auteur –  y enseigne la philosophie et développe dans sa prose « les liens ambigus qu’entretiennent l’image, la photographie, le réel et la mort ».

J’ai bien aimé,

R-anses