Humeur

Services publics et biens communs

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La période de pandémie actuelle impose de rester chez soi. Cela augure – d’une certaine manière – à repenser nos pratiques quotidiennes. Certaines.s lisent, réfléchissent, rangent, s’organisent, se rapprochent de leurs enfants; d’autres prennent des décisions d’un retour à une vie qui tend vers l’essentiel, envisagent la ré-organisation de leur vie familiale, se résignent à l’idée que nos aînés se retrouvent claquemurés dans la chambre de leur seigneurie. Les bonnes résolutions seront prises durant ces semaines de confinement obligatoire au niveau des cellules familiales, du tissu associatif, des mouvements citoyens.

« Un sournois guet-apens nous guette »

 

Mais un sournois guet-apens nous guette; celui de voir revenir – au grand galop (car l’argent brûle les doigts de la gent mercantile) – les lobbyistes affamés de pouvoir, les financiers assoiffés par l’argent des autres, les banquiers aux pratiques douteuses, les assureurs en quête de bons plans, les firmes pharmaceutiques et leurs juteux profits, les agences immobilières gargantuesques pourvoyeuses de misère sociale.

« N’est-il pas temps de délimiter les frontières de nos biens communs ? »

 

Quand les tensions dues à la pandémie du Covid-19 auront disparu, toute notre attention devra se porter sur la reprise économique de nos contrées pour que les anciennes pratiques individualistes et – aussi – insidieusement imposées par les géants du net (pas besoin de les citer) ne remontent à la surface. N’est-il pas temps de délimiter, à nouveau, les frontières de nos biens communs plutôt que de les voir disparaître, à jamais, dans les poches gourmandes de sociétés aux capitaux privés? C’est une démarche capitale pour nos enfants.

Dans un avenir proche, il sera primordial d’imposer le retour de la création de services publics autonomes (à ce stade, pas question de tergiverser avec des organismes privés) et de plébisciter des domaines communs à tous citoyens tel que la santé, l’éducation, les transports, la couverture sociale et médicale, l’aide aux personnes, les opérateurs de téléphonie, mais aussi le captage et la distribution de l’eau, la préservation des graines et des semences; il y va de notre survie.

« L’eau, les graines et les semences doivent être

– impérieusement – des biens communs »

 

Pour étoffer les deux derniers domaines, l’eau – ce bien commun vital – n’appartient-elle pas à tout le monde, quelques soient les générations et les régions du globe? Pourquoi privatiser des sources dans le monde entier si ce n’est que pour s’octroyer un pouvoir de vie et de mort sur les citoyens?

Quant aux graines et semences commerciales et paysannes ne font-elles pas partie du patrimoine humanitaire de chaque Terrien? Pourquoi permettre à des entreprises privées, sans scrupules, de déposer des brevets d’appartenance et – de ce fait – appauvrir, jusqu’à la marginalisation, de petits agriculteurs locaux déjà exsangues? Ces choix humanistes devront s’inscrire – à court terme – dans une démarche citoyenne ultra prioritaire.

Va-t-on encore laisser – demain – des multinationales et ceux qui les dirigent impacter nos vies jusqu’à l’asservissement? Ne laissons pas les prédateurs économico-financiers agir à notre place.

R-anses

A MEDITER : « Aujourd’hui, se sont les Etats qui répondent à la crise du Covid-19; demain se seront les firmes privées qui se frotteront les mains tant la manne financière à engranger sera importante« .

Protection des données personnelles

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 » … sous forme de questionnement personnel »

Dans la masse d’utilisateurs d’internet, quels sont celles et ceux qui se soucient des données personnelles stockées, à tous vents, à l’autre bout de la planète? Des discussions, avec les intéressés, à ce sujet permet de constater que d’aucuns utilisent des plateformes commerciales ou des réseaux (dits) sociaux – quasiment tous – originaires d’outre-atlantique. Ne serait-il pas fructueux (oserai-je dire salutaire) de se pencher sur nos pratiques numériques quotidiennes? L’utilisation – en aveugle – d’outils de communication sortis de la tête d’ingénieurs zonant dans une « Silicon Valley » avide de profits n’est-elle pas un signal fort qui devrait nous mettre la puce à l’oreille? Combien d’expériences désastreuses allons-nous encore subir avant de constater que des « gmail », des « google education », des « facebook » et bien d’autres phagocytent nos données personnelles pour s’en servir – souvent à notre insu – à des fins mercantiles?
A ce jour, j’ai la désagréable impression que nos informaticiens (codeurs, etc …) européens manquent de compétences professionnelles pour créer des séries de logiciels/ plateformes/ réseaux intra-européens; et d’un autre côté, j’ai la sensation qu’ils existent mais qu’ils ne font pas l’unanimité. Facebook est-il accepté en Chine (et je ne suis pas pro-chinois)?
A l’image du belge Robert Cailliau* – Docteur Honoris Causa de l’Université de Liège – revenons à des solutions informatiques où l’humain serait au centre des préoccupations (et non le profit) avec comme toile de fond une éthique européenne. Laissons choir, tous ensemble, des solutions « clé sur porte » issues d’un autre continent et mettons toutes nos forces dans la création d’outils numériques performant qui nous rassemblent.
R-anses
* Lire « Alexandria, les pionniers oubliés du web » de Quentin Jardon aux éditions Gallimard

Ignominie

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Photo: « Photo News »

 

Des milliers de personnes,

de part le monde,

meurent d’une infection au Covid-19;

des milliers de personnes sont,

quotidiennement,

à leur chevet.

.

Et lui,

en cette fin mars 2020,

Président des États-Unis d’Amérique,

élu par des citoyens qui adhèrent à sa pensée,

s’inquiète de sa réélection,

en novembre prochain,

à son poste de pouvoir.

.

J’espère

que vous admettrez

l’ignominie de cette inquiétude.

.

J’ose espérer

que vous vous éloignerez,

in fine,

de cet esprit abject

en adhérant,

dans tous les domaines,

aux valeurs sociales européennes

qui sont les nôtres.

R-anses

Covid-19 – Information et désinformation

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« Lettre ouverte »

aux personnes bienveillantes.

 

En ces temps troublés d’informations diverses et de désinformations intempestives, il m’a semblé utile d’insister sur la responsabilité qu’assume chacune et chacun d’entre nous à transmettre – à tout vent – des propos récupérés un peu partout sur la toile numérique et ailleurs. Internet est un puits sans fond où chaque individu, chaque système de pensée, chaque manipulateur d’opinion (et l’on sait que le manipulateur, c’est toujours l’autre) peut, en quelques clics, bassiner (au sens familier du terme) la terre entière de propos les plus farfelus.

Du Covid-19 à l’effondrement des Tours jumelles de New-York en passant par les théories du mensonge et conspirationnistes, tout est commenté sur les portails internet de façon rationnelle, irrationnelle, fantaisiste, intelligente, humoristique, créative et aussi naïve.

L’important, à mon avis, c’est de chercher à savoir qui est à l’origine des allégations épinglées sur le net. Des partis politiques respectables ou non, des Etats démocratiques ou non, des scientifiques reconnus par leurs pairs ou non, des individus en colère, des sectes, des gourous, des influenceurs qui cherchent l’audience, tout un chacun qui poursuit l’idée de mettre en avant sa « Vérité »?

En tant que lecteur lambda, intéressé par les nouvelles technologies, il me paraît important de décrypter et de croiser toutes ces nouvelles tarabustant notre quotidien et de se tourner uniquement vers des médias de confiance (et même à ce niveau, on peut parfois être franchement déçu) qui respectent les Chartes d’éthiques professionnelles, qui prennent un recul journalistique suffisant.

Des milliers de pages sur le net ont été et seront écrites au sujet de la pandémie du coronavirus Covid-19. Je pense que nous devons être particulièrement attentif et ne pas prendre pour argent comptant les résultats non-fondés d’une recherche internet à ce sujet. L’esprit critique doit nous animer à tout moment par rapport à ce que nous sommes et seront amenés à lire, entendre et voir. Les interactions du monde dans lequel nous serons amené à exister ne se résument pas à quelques vidéos ou photos décontextualisées. Nous avons le devoir – en tant qu’adultes responsables – de protéger, de préserver nos enfants et petits-enfants de ces vagues alarmistes pour qu’ils puissent vivre et s’épanouir dans leur futur monde que nous leur espérons tous … ensoleillé.

R-anses

Librairies indépendantes

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La lecture de cette affiche demande peu de commentaires. Elle pourrait être universelle afin de rivaliser avec les illusions d’un grand marché sur le net.

Chez un libraire indépendant, vous rencontrez des personnes et non des «clics» impersonnels, vous faites fonctionner un commerce raisonné et non l’organisation de boulevard de paquets, vous trouvez des coups de cœur partagés autres que ceux pondus par des algorithmes cruches, vous donnez à chaque livre et à son auteur une chance d’exister en fonction des librairies indépendantes que vous fréquentez.

Alors … , courrez dire bonjour à votre libraire indépendant adoré; une de vos mains vous dirigera à coup sûr vers la perle livresque pour votre soirée.

Pour suivre dans le même contexte, un article au sujet des « Cafés-Librairies » de Bretagne »

R-anses

Hellfest

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Helfest, ce festival de musique métal (pour faire court) aura lieu – entre le 21 et 23 juin 2019 – à Clisson (sud de Nantes)

Les décors sont déjà mis en place sur le site et notamment celui représenté ci-dessus.

N’y voyez-vous pas une certaine similitude? Inadmissible de la part des organisateurs du festival et des élus locaux. Le « WELCOME« , découpé dans le métal, s’avère odieux pour tous les humains qui sont passés sous ce porche du non-retour.

A vous de vous faire votre opinion.

R-anses

Lampedusa

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Des trompettes (non pas celles de Jérico) sonnent sur les côtes escarpées du village de Lampedusa au sud de la Sicile. C’est un appel narquois situé aux portes d’une Europe vieillissante, aux lustres d’antan, mais dont les ponts d’or chimériques attirent naïvement les déshérités d’autres continents. Lire la suite »