HOMO DEUS

Publié le Mis à jour le

 » … ou ce que tout le monde devrait savoir »

Dans son récent livre  « Homo deus – Une brève histoire de l’avenir » Yuval Noah Harari (historien et professeur d’histoire), dénonce l’état d’esprit des nations qui privilégient leurs intérêts personnels en lieu et place du bonheur de leurs citoyens.

Afin de créer une réflexion chez le lecteur que vous êtes (mais peut être aussi vous donner l’envie de vous pencher sur la lecture complète de ce livre qui remue les méninges), je vous fait part – ci-dessous – de quelques paragraphes qui m’ont interpellé.

Après la lecture de ces lignes, posez-vous la question : « Et aujourd’hui, en est-il vraiment autrement? (réponse page 329 du livre) »

Toutes les notions « économico-financière » qui nous gouvernent – en ce début du  XXIe siècle – échappent à notre vigilance et se diluent dans les filets de la mondialisation; en douceur, patiemment mais sûrement; au profit de nantis qui n’ont que faire de l’avis des peuples dominés par les technologies galopantes.

Etre à l’écoute de ces pratiques libérales asservissantes afin de mieux réagir et de s’opposer – tant que faire se peut – à ces manipulations de grande échelle me paraît une excellente voie d’exploration pour tenter de protéger – à tout prix – les jeunes générations.

« Homo deus – Une brève histoire de l’avenir » : à lire absolument pour une meilleure compréhension de la place réservée à  l’humain dans un futur proche (2030).

R-anses

… Au XIXe et XXe siècles, beaucoup ont rendu un hommage de pure forme à la vision de Bentham*, mais les gouvernements, les sociétés et les laboratoires se sont focalisés sur des objectifs plus immédiats et mieux définis.

Les pays ont mesurés leur réussite à la taille de leur territoire, à l’augmentation de leur population, à la croissance de leur PIB, non pas au bonheur de leurs citoyens. Des pays industrialisés comme l’Allemagne, la France et le Japon ont mis en place de vastes systèmes d’éducation, de santé et de protection sociale, mais ceux-ci avaient pour vocation de renforcer la nation plutôt que d’assurer le bien-être individuel.

On fondait des écoles pour produire des citoyens doués et obéissants qui serviraient loyalement la nation. A dix-huit ans, les jeunes devaient être non seulement patriotes, mais aussi alphabétisés, de manière à pouvoir lire les consignes du brigadier et dresser les plans de bataille du lendemain. Ils devaient connaître les mathématiques pour calculer la trajectoire d’un obus ou déchiffrer le code secret utilisé par l’ennemi. Ils avaient besoin de maîtriser suffisamment l’électricité, la mécanique et la médecine pour se servir de la TSE , conduire des chars et venir en aide à leurs camarades blessés.

Une fois sorti de l’armée, on attendait d’eux qu’ils servent la nation comme employés de bureau, enseignants et ingénieurs, pour bâtir une économie moderne et payer beaucoup d’impôts.

Il en allait de même pour les systèmes de santé. A la fin du XIXe siècle, des pays comme la France, l’Allemagne et le Japon commencèrent à garantir des soins gratuits aux masses. Ils financèrent la vaccination des bébés, des régimes équilibrés pour les enfants et l’éducation physique pour les adolescents. Ils asséchèrent les marais insalubres, exterminèrent les moustiques et construisirent des réseaux de tout-à-l’égout. L’objectif n’était pas de rendre les gens heureux, mais la nation plus forte.

Le pays avait besoin de soldats et d’ouvriers robustes, des femmes en bonne santé qui donneraient naissance à d’autres soldats et ouvriers, et de fonctionnaires qui seraient au bureau à 8 heures du matin précises au lieu de rester alités, malades, chez eux.

Même le système de protection sociale a été initialement organisé dans l’intérêt de la nation plutôt que dans celui des individus nécessiteux. (« Homo deus – Une brève histoire de l’avenir » de Yuval Noah Harari – éditions Albin Michel- texte en pg 42)

* Jeremy Bentham : philosophe et réformateur britannique (1748-1832)

Merci beaucoup. R-anses

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s